Née en Argentine à Bueno Aires, Ana Maria étudie l’art en Argentine avant de venir compléter ses diplômes aux États- Unis.
Son travail artistique est polymorphe, elle utilise aussi bien la peinture, le collage, le tissage, le tricot, elle crée beaucoup d’installations à partir de tissus, son matériel de prédilection. Son œuvre est très colorée, elle exprime son ressenti devant la nature, les fleurs, les arbres et est très intéressée de reproduire leur forme, leur couleur, leur luxuriance dans son travail. Elle adresse aussi les questionnements sur notre environnement et sa préservation.
Une seconde composante importante de son œuvre est son identité féminine, qu’elle célèbre et défend en s’inscrivant dans un artisanat clairement féminin, la couture, le tricot, le tissu, la laine…ces éléments qui ont été synonymes de la condition féminine et de son exploitation pendant des siècles, deviennent pour elle des moyens d’expression privilégiés qui se montrent, se revendiquent, deviennent ostentatoires. Ana-Maria parle pour la cause des femmes, leur émancipation, leur place dans la société… Ana-Maria milite par ailleurs pour aider les femmes en difficultés sociales, économiques et culturelles.
Son travail a été présenté dans de grands musées américains et est présent dans des collections prestigieuses publiques et privées.
Durant sa résidence d’un an au Château, elle propose « d’inonder le jardin et le château » de ses installations monumentales et colorées.